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Le fonctionnement de la maison d’accueil bénéficiera de l’expérience des premières maisons ouvertes en Belgique. En effet, le modèle qui sera adopté est celui qui a été retenu par l’ASBL « le Sablier » créée en Belgique en 1984 par mesdames Blondel et Poullet.
Voici l’esprit du mode de fonctionnement d’une maison d’accueil.
La maison d’accueil se situe très près de la clinique, la proximité rassure le patient et la famille. Elle permet l’accompagnement constant tout en donnant la possibilité à la famille de se détendre lorsqu’elle en éprouve le besoin. La proximité physique de la maison est renforcée par la ligne téléphonique intérieure reliée à la clinique : le dialogue est continuellement possible entre les proches, le patient et le personnel soignant.
C’est une maison familiale et non un hôtel : l’accent est mis surtout sur l’accueil et l’entraide. Les chambres ne sont pas luxueuses, les résidents les entretiennent eux-mêmes et participent, dans la mesure de leurs possibilités, à l’entretien de l’ensemble de la maison. Ils logent à deux dans une chambre et, s’ils viennent seuls, peuvent la partager le cas échéant avec une tierce personne.
Le coût de l’hébergement est maintenu très bas afin d’être à la portée de tous. Les difficultés financières ne peuvent empêcher quiconque d’y venir : des solutions sont cherchées avec l’aide du Service Social de l’hôpital pour ceux qui auraient des problèmes budgétaires.
La dimension communautaire est essentielle : la rencontre des personnes entre elles est encouragée de toutes les manières. Qui mieux qu’une personne vivant la même situation peut vous comprendre et vous soutenir ? La solidarité se développe dans tous les domaines et des liens d’amitié se créent.
Il est étonnant de voir à quel point les barrières tombent rapidement entre les pensionnaires : les différences de milieu social, d’âge, de nationalité ou autres s’estompent devant l’expérience commune de l’hospitalisation d’un proche.
L’indépendance et l’initiative sont d’autres dimensions importantes : chacun a la clé de la maison et aménage sa journée comme il l’entend. La participation volontaire aux diverses tâches de la maison permet à chacun de se sentir partie prenante de sa bonne marche. En effet, ce que les proches trouvent le plus fastidieux dans les longues heures passées auprès du malade c’est, en général, de n’avoir « rien à faire ».
L’accueil est assuré par des bénévoles. Le bénévolat découle de la volonté de rendre la maison financièrement accessible à tous et donc de s’imposer un budget restreint. La maison fonctionne avec une équipe d’une vingtaine de volontaires qui assument, une ou plusieurs fois par semaine, une permanence du matin, de l’après-midi ou du soir.
La formation des bénévoles cherche surtout à développer leurs qualités d’écoute. Ils sont incités à ne jamais oublier que, dans la maison d’accueil, l’attention est centrée sur l’accompagnant. Ils apprennent à s’enquérir de sa fatigue, à le laisser parler de son inquiétude, de ses sentiments de culpabilité ou d’impuissance.
Ecouter le proche c’est aussi, au delà du souci principal de la maladie, s’intéresser à l’ensemble de sa personnalité et à son environnement habituel. Lui aussi est arraché à sa vie et à ses occupations, il est séparé des autres membres de sa famille et de ses voisins et cela lui fait du bien de les évoquer.
La distinction entre l’hôpital et la maison d’accueil est soulignée. La maison d’accueil n’est pas une annexe de l’hôpital. Le rôle des bénévoles n’est pas de parler des malades, des médecins ou des soins prodigués, mais éventuellement d’encourager les hésitants et les timides à poser aux médecins les questions qui les préoccupent.
La maison de la Porte de Hal aura un double objectif : héberger les proches et accueillir les patients ayant à subir un traitement journalier en clinique ambulatoire, ne nécessitant donc pas l’hospitalisation.
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